Fin des informations complémentaires sur la page du dimanche 17

(sous réserve)

 

 

Hier soir, nous avons procédé au resserrage de la culasse neuve; nous aurions dû le faire paraît-il après 500 km or il s'en est passé 2000 avant qu'on apprenne ce détail...

Résultat, soit nous avons trop serré, soit c'est la malchance, toujours est-il que, ce matin nous sommes au garage Renault de Meknes car une des vis a pété.

Si la réparation a lieu rapidement nous pourrons rattraper les autres, sinon nous serons hors classement pour cette épreuve.

 

Notre garage de Garennes, qui a eu la gentillesse d'accepter de préparer notre véhicule malgré le peu de temps restant avant le départ, pense que nous avons fait une erreur en y touchant; pour eux (mais à distance il est difficile de faire un diagnostique), nous aurions dû simplement supprimer le système de chauffage intérieur car nous savions avant le départ qu'il fuyait...Ah ce maudit manque de temps !

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Le Maroc est un royaume à la légendaire tradition d’hospitalité.

Aussi, comme une preuve, c’est un sublime soleil qui a commencé a caresser l’hôtel Dalia de Meknès ce matin du 21 février.

 

Après une bonne nuit de repos, le staff dont Simon, ont installé dans le lobby de l’hôtel un point de passage obligatoire pour tous les équipages. La promesse d’un petit déjeuner copieux attire rapidement les groupes pressés de poursuivre cette aventure.

La journée commence bien et Simon, qui s’occupe des équipages, nous accueille, distribuant aussi bien road books que conseils et sourires. Prudence de l’organisation oblige, ils ont aussi planifié un contrôle final de tous les numéros de téléphone des équipages. C’est plus prudent.

L’ambiance est studieuse et concentrée, légère et investie.

Car attention, c’est bel et bien aujourd’hui que nous allons nous retrouver en conditions live !

 

Un petit rappel…

L’enjeu du Students Challenge est la régularité. En clair, il faut être dans les temps ET au bon endroit pour valider chaque point de passage (check point, CP).

Une journée de compétition est composée d’une liaison (la partie découverte, tourisme du parcours) et d’une partie spéciale (la course).

Nul ne sert de courir, il faut partir à point comme le soulignerait La Fontaine. Et il serait tout à fait pertinent ici car 2 points de pénalité sanctionnent chaque minute d’avance et 1 point de pénalité sanctionne chaque minute de retard. Il faut donc être à 0 linéaire et je vous assure que ce n’est pas si facile que ça dans une compétition où le road book du jour est donné chaque matin et où le GPS est interdit.

 

Malgré des chutes de neige importantes sur le moyen Atlas et le spectre de l’annulation de l’épreuve du jour, les routes sont praticables et nous jubilons d’apprendre que la compétition va bien avoir lieu.

Nous disons donc un reconnaissant au revoir à la fière Meknès et tous nous nous élançons sur la route…enfin presque tous, car nous avons une vis de notre culasse qui est cassée et nous oblige à faire un arrêt obligatoire au garage Renault. Si la réparation dure trop longtemps nous serons éliminé pour cette épreuve…tant pis ! (Pas d’info sur la durée de la réparation, et le reprise ou non de l’épreuve par Jessica et Paul)

 

Très vite, la route s’élève en altitude, la verdeur de la plaine laisse place à des reliefs partiellement enneigés.

 

Les équipages arrivent au cèdre Gouraud, arbre millénaire de la montagne qui sera la porte d’entrée de l’épreuve. Autour d’eux, des ribambelles de singes Magot s’envolent de branche en branche, viennent glaner, des cacahuètes et autres gourmandises naturelles. Tout le monde est enchanté de cette présence animale si sympathique dans cet endroit. C’est le bonheur !

Chaque véhicule se présente au départ et s’élance sur les sentiers enneigés plongeant au cœur de la forêt. Les vrombissements font écho dans les cimes et les jaillissements de boue et d’eau retentissent comme un contentement suprême pour chacun.

 

La piste quitte la forêt et se déroule désormais dans une immense plaine ou le blanc du sol semble se confondre avec le blanc de ce ciel d’hiver. Il est à peine 10 heures

 

Concernant la neige au Maroc, la surprise est presque générale. Cependant les véhicules sont soumis à rude épreuve : l’un casse l’embrayage, l’autre endommage une jante et crève le pneu…. Mais rien de grave et ils sont pris en charge par les équipes de secours.

Bref, une première épreuve qui met des étoiles dans les yeux et du baume aux cœurs.

Un premier classement est effectué pour la régularité mais nous sommes nombreux à être venus plus pour le côté humanitaire et le plaisir d’effectuer une telle épopée sous le « mode rallye bien encadré » que pour le côté compétition. Cela ne nous empêche pas d’applaudir les résultats et de féliciter les équipages (155, 159 et 175 avec 0 de pénalité) qui se sont révélés les meilleurs dans cette première épreuve.

 

Le reste de la journée est une belle et très ensoleillée descente vers Erfoud. Les voitures roulent de concert, soudées par l’amitié.

 

Certains savourent les délicieux tagines des petits restaurants sur le bord de route, d’autres pique-niquent au milieu des étendues semi sableuses/semi pierreuses aux apparences lunaires.

D’autres, encore, organisent un déjeuner en plein air, rythmé aux spaghettis carbonara, juste en face du garage où l’équipage 219 attend son embrayage neuf, en guise d’admirable solidarité.

Chacun ayant inventé sa vie rêvée sur cet espace naturel de route du bonheur, c’est au camping Tifina à Erfoud que le sémillant cortège du Students Challenge se retrouve le soir venu.

 

On monte les tentes, on se détend, on prend sa douche, on rit, on plaisante, on assiste aux derniers rayons du soleil.

 

On se prépare, aussi, à la seconde épreuve du lendemain en faisant le point sur ces faits et gestes du jour, en réadaptant les stratégies.

 

La nuit enveloppe maintenant notre camping. Dernier brief pointu sur l’organisation du lendemain. On s’échange les anecdotes du jour et jubile déjà aux péripéties qui nous attendent.