(sous réserve d'autres éléments donnés par la suite par l'équipage)

 

 

Hier nous sommes arrivés, du fait de nos ensablements à répétition, à la 66ème place du classement avec 600 nouveaux points de plus de pénalités soit un total de 1288.

Tant pis ma pauvre Liliane c’est le jeu !

A la chaleur du feu de camp d’hier soir à succédé une nuit glaciale…une de plus !

Lorsque le soleil daigne enfin se montrer ce matin du lundi 25 février pour la deuxième et dernière journée marathon, nous sommes déjà nombreux au sommet de la dune à le guetter pour admirer son lever !

Puis l’horizon blafard vire, se muant en orangé. Bientôt il laisse apparaître le sommet de son crâne. Puis, très vite, il se hisse juste face à nos yeux afin que nous puissions le voir, encore timide à cette heure mais déjà fringuant. Nous pouvons partir.

 

Comme pour faire honneur à cette dernière journée de raid, l’immense majorité des équipages a rejoint le point de départ à la première heure.

 

Cette dernière étape se joue entre Fezzou et Ouarzazate avec la spéciale en première partie.

 

Pourtant, malgré le soleil bien haut, le fond de l’air était encore gelé. Pendant que certains sont à genoux à calculer leur chek point, nous sommes pour notre part en train de nous demander si - au vu de l’état mécanique de notre Liliane - il est vraiment judicieux de prendre le départ et de risquer de tomber en panne en plein no man’s land ou s’il est préférable de rejoindre la route principale avec d’autres équipages tout aussi malchanceux que nous, quitte à déclarer forfait pour cette dernière étape.

 

Finalement notre décision est prise, nous abandonnons aux autres les joies de cette dernière étape et jouons la carte de la sécurité. Nous regagnons Ouarzazate par la route, enfin nous essayons !

En tout début de l’après-midi Liliane tombe en rade et nous perdons le convoi « d’éclopés ». Notre klaxon est si ridiculement faible que nous n’arrivons même pas à alerter les précédents et nous restons à attendre l’assistance durant près de deux heures sous un soleil de plomb.

 

Nous ne pouvons donc pas vous raconter ce que nous n’avons pas vu mais nous empruntons au journaliste les informations afin que vous puissiez suivre la course.

 

« Nous quittons les paysages lunaires de la veille et pénétrons vite dans un univers mêlant sable et roche. Les couleurs marron chaud des montagnes donnent un contraste merveilleux avec le bleu du ciel. C’est vallonné. Puis c’est plat. Nous ne croisons personne pendant des kilomètres puis tombons sur une équipe de foreurs venant de trouver une source. L’eau jaillit de la terre en flots puissants et envahit la surface, coulant en ravines.

Il fait chaud maintenant. Incroyable qu’avec des amplitudes de températures aux alentours de 20 degrés entre la nuit et le jour, personne ne soit tombé malade.

Le climat est sain ici. Nous sommes en pleine nature, il n’y a aucune usine, aucune pollution. Des notions d’origines de l’homme pourraient facilement nous monter à la tête.

 

Nous arrivons ensuite à un oued au courant tranquille que les concurrents doivent traverser. Les franchissements s’accompagnent de jaillissements de boue, de jaillissements de rires et de cris de victoire. Le défi est de ne pas y rester coincé malgré des volontés de se tremper les pieds dans l’eau ou de patauger. Je remarque des traces de givres sur les rives. Il a donc fait au moins 0 cette nuit…

Nous nous dirigeons vers la ligne d’arrivée avec son ultime contrôle.

 

L’endroit est calme. Il a été aménagé dans une grande clairière de sable où végètent des acacias aux longues épines.. Les plus vaillants se hissent sur le toit de leurs voitures et se livrent au photographe. Les autres sortent et respirent l’air du soulagement. On sort les pique-niques, on s’attable ou improvise le déjeuner sur le sable. Les cannettes trinquent et les projets d’avenir se développent.

 

Quand tout le monde sera parti, tout aura été nettoyé. L’endroit sera rendu à la nature avec tous les respects qui lui est du.

Il va nous falloir prendre la route pour Ouarzazate, à 5 heures de route magnifique d’ici où aura lieu, demain matin, la remise des prix. Les calculs sont toujours en cours et les experts qui en sont chargés seront les premiers à connaitre l’issue de la joute naturelle qui a eu lieu en terre Berbère ces derniers jours ».

 

Ce soir, nous retrouvons le groupe et au programme il n’y a plus que réjouissances et décontraction.

 

Ah oui, j'oubliais le classement !

Et bien contre toute attente nous n'avons que 142 points de pénalité aujourd'hui et du coup nous arrivons à cette épreuve 45ème. Il faut attendre demain pour connaitre le résultat définitif.